20.12.14

Critique de la pièce "la mission" par Camille NAIGEON, 2nde7.

La pièce "La Mission" de Heiner Müller a été jouée au théâtre le La Colline du  05 Novembre 2014
au 30 Novembre 2014 (vous pouvez retrouver les photos et la présentation de la pièce en cliquant sur le titre de la pièce)


CRITIQUE DE « LA MISSION »,  mis en scène par Michael Thalheimer, au théâtre de La Colline.

La classe de 2nde 7 du lycée Henri IV est allée voir la pièce « La Mission », au théâtre de la Colline, le 23 novembre 2014.
Commençons par l’histoire : trois émissaires du gouvernement révolutionnaire sont envoyés dans les Antilles afin de mener la révolte des esclaves. Cependant, à peine arrivés, les trois hommes apprennent que la France est désormais dirigée par Napoléon Bonaparte et que leur mission est La mise en scène est assez bien réalisée, la scène sombre dans les tons de gris, aux éclairages réduits, simule une atmosphère tamisée, secrète. Au fond de la scène tourne presque continuellement une roue, symbolisant le temps qui s’écoule, inlassablement. Cependant, à la fin, la lumière blanche projetée très vivement aveugle quelque peu le spectateur, qui s’en trouve légèrement déboussolé.
Le texte est violent, cru et un peu trop crié par les comédiens. Quant aux costumes, devaient-ils être
aussi minimalistes ? Les allégories des grandes figures de la Révolution française devaient-elle
apparaître sur scène en sous-vêtements, couverts de sang, et l’ange découvrir sa poitrine ?
Parlons ensuite de la scène de l’homme dans l’ascenseur : interprétée dans un allemand rageur, un
homme divague dans l’ascenseur qui le mène à un rendez-vous avec son patron. Le costume est
moderne et contraste avec ceux des 3 émissaires, rappelant le XIX ème siècle. L’homme parle de plus
en plus vite, à tel point que l’on ne maîtrise plus la pièce et que l’on se laisse presque aller à son
délire, sans essayer de le comprendre. Enfin, la sortie du personnage est surprenante : l’homme
monte sur la roue, dans une position semblable à une croix gammée et disparaît dans les coulisses,
sous la scène. Ce geste n’est-il pas un peu déplacé, à l’heure où certaines familles françaises peinent
encore à oublier cette guerre ?

Pour conclure, la mission du metteur en scène, Michael Thalheimer, est globalement remplie, malgré
des scènes où on perd le fil de la pièce. On apprécie cependant le jeu des comédiens.
Camille NAIGEON, 2nde7

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